Intérêts composés

Intérêts composés

La croissance d'un capital à taux constant, avec apports optionnels.

Capital final

3 225

Gain (hors apports)

2 225

Une mécanique, pas une prédiction : personne ne fait le même pourcentage chaque période. La durée pèse plus que le taux.

1 0002 59417 4491030périodesIntérêts simples · 4 000Intérêts composés2 59417 449
1 000 à 10 % par période. La droite pointillée est ce que donneraient des intérêts simples · l'écart avec la courbe, invisible au début, dépasse 13 000 en trente périodes. Un exemple, pas une prévision.

Les intérêts composés décrivent une mécanique simple : ce que tu gagnes reste dans le capital et produit à son tour. Mille euros à 10 % sur trois périodes ne donnent pas 1 300 mais 1 331 · les 31 euros d'écart sont les intérêts des intérêts.

L'intérêt de cet outil n'est pas de fabriquer une projection. C'est de rendre visible une chose contre-intuitive : allonger la durée fait souvent plus que d'augmenter le taux. Doubler le nombre de périodes change davantage le résultat que doubler le pourcentage.

La formule

Capital final = capital × (1 + taux) puissance le nombre de périodes. Avec des apports réguliers, chaque versement s'ajoute après le calcul de la période et commence à travailler à la suivante.

Un exemple déroulé

1 000 € à 10 % par période : après une période 1 100 €, après deux 1 210 €, après trois 1 331 €. Sans le report, on aurait 1 300 €. L'écart paraît dérisoire sur trois périodes · sur trente, le capital est multiplié par 17 au lieu de 4.

Ce que ce calcul ne dit pas

Il suppose un taux CONSTANT, et c'est une hypothèse qui n'existe pas en trading · personne ne fait le même pourcentage à chaque période. Une seule période négative casse la courbe pour toutes les suivantes, et le calcul n'en tient pas compte. Il ignore aussi les impôts, les frais et les retraits. C'est une mécanique, pas une prévision.

L'erreur classique

Prendre la courbe pour une promesse. « 5 % par mois » posé dans une case donne un chiffre magnifique au bout de deux ans · il suppose vingt-quatre mois d'affilée sans un seul mois perdant, ce que presque personne ne réalise. Le calcul est juste, l'hypothèse ne l'est pas.


Questions fréquentes

Quelle différence avec les intérêts simples ?

Avec des intérêts simples, le gain se calcule chaque période sur le capital de départ seulement. Avec des intérêts composés, il porte sur le capital déjà augmenté · c'est ce report qui creuse l'écart avec le temps.

Le gain affiché inclut-il mes apports ?

Non, et c'est volontaire. Les apports sont de l'argent que tu as déposé, pas gagné · les compter comme un gain donnerait l'illusion d'un rendement là où il n'y en a pas.

Puis-je m'en servir pour prévoir mon compte de trading ?

Non, et c'est le principal risque de cet outil. Il suppose un taux identique à chaque période, ce qui ne se produit pas en trading. Sers-toi-en pour comprendre le poids de la durée, jamais comme une projection de tes résultats.

Qu'est-ce qui pèse le plus, le taux ou la durée ?

La durée, presque toujours, parce que son effet est exponentiel alors que celui du taux reste linéaire sur une période donnée. C'est exactement ce que le calcul rend visible quand on fait varier l'un puis l'autre.

Que se passe-t-il avec une période négative ?

Elle ne coûte pas seulement sa perte : elle réduit le capital sur lequel toutes les périodes suivantes vont travailler. C'est pour ça qu'une perte fait plus de mal que ce que son pourcentage laisse croire.

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